Texte Libre
Vancouver :

Vancouver :
Bonjour à tous,
Voilà le temps du bilan et des souvenirs. Nous allons essayer de partager avec vous un maximum de notre voyage. Tout comme nous, vous le découvrirez province après province pour le Canada et état
après état pour les Etats Unis... Un long voyage en perspéctive !
1ère Partie, la Colombie Britannique :
« 5h du matin, l’aventure commence !»
Lundi 6 Août.
Nous avons laissé Colin et Chloé au Ferry hier et nous sommes remontés vers Port Hardy au nord de l’île de Vancouver pour prendre
« notre » Ferry, celui qui nous conduira à Prince Rupert à travers ce que les Haïdas appellent le passage intérieur.
15 heures de bateau qui passent relativement vite entre Harry Potter pour Thomas, tricot pour Marine mais aussi apparitions de baleines et splendeur du
paysage !
Arrivé à Prince Rupert, on se sent prêt pour affronter la route toute droite qui s’ouvre à nous à travers 4 provinces : la Highway 16 appelée aussi la “Yellowhead”.
La légende veut qu’un Indien, nommé « tête jaune » et qui était pisteur pour la compagnie de la baie d’Hudson », ait caché dans les
montages une fortune en fourrure jamais encore découverte… saurons nous trouver cette cache?
Après une nuit dans un motel un peu sordide, nous prenons la route à travers la vallée de la Skeena. « On se sent plongé dans l’histoire du Canada, les indiens, les
chercheurs d’or. On voit même notre petit ourson au bord de l’autoroute. » L’aventure est au rendez vous !
Ce goût d’aventure nous à amener à imaginer un autre itinéraire. Après trois jours passés au milieu d’étendues sauvages, notre voyage vers l’est à faillit tourner
court ! L’appel du grand Nord était très fort et résonnait dans nos têtes… Remonter au Yukon vers l’Alaska et rejoindre le cercle Polaire !
C’était très tentant, mais finalement nous avons suivit notre itinéraire initial qui offrait aussi de belles perspectives avec la promesse de revenir un jour explorer le grand Nord !
L’histoire de la Colombie Britannique, comme celle du Canada, commence avec la traite des fourrures. La recherche de nouvelles sources d’approvisionnement poussa les compagnies de traite à
envoyer des explorateurs toujours plus loin vers l’ouest pour trouver des passages à travers la montagne, la forêt, les marécages.
Nous faisons donc un petit arrêt obligé au Fort St James, « un ancien fort restauré qui était au début du 19éme siècle le centre majeur de troque entre les trappeurs
indiens et les colons. » Ils s’y échangeaient les fourrures contre toutes sortes de matériel tel que des casseroles en fer, des couvertures, des chaussures
en cuir, des médicaments, des armes, des pièges…
Cet arrêt nous permet d’apprendre une autre histoire. Non pas celle de la guerre qui opposa les indiens, américains et canadiens tout au long du 19ème, mais celle de la collaboration
et du commerce entre les autochtones et les premiers européens. Cette histoire, c’est celle que nous allions suivre tout au long de notre voyage !
La Colombie Britannique en chiffre :
Nb de Km : 1455 km
Nb de Jour : 7 jours
Soleil : 4 jours
Pluie : 3 jours
Nuit en Voiture : 3 jours
Nuit en tente : 3 jours
Nuit en Motel : 1 jour
Animaux rencontrés : Baleines, Aigles, Ours, truites, Cerf
2ème partie de notre voyage, L'Alberta :
« En passant la frontière nous avons perdu une heure, mais nous avons trouvé l'essence la moins chère de tout le
pays ».
Nous quittons la Colombie Britannique avec un état d’esprit mitigé. Dans nos têtes sonne encore l’appel du grand nord, mais nous sommes excités par la perspective de nos prochaines
découvertes.
Notre voyage à travers le Canada commence réellement ce jour là, après le passage de la frontière avec une nouvelle province, L’Alberta !
L’Alberta, la province canadienne des cow-boys, des rodéos, des indiens Black foot et Montana, la province du pétrole ! C’est pratiquement la première chose que
nous voyons de l’Alberta : la fumée s’élevant des puits de pétrole…
Nous poussons donc jusqu’à ce qui nous semble être le plus intéressant en Alberta, le prochain parc sur notre route : « Elk Island ».
Il s’agit du seul parc national clôturé du Canada. Et pour cause, depuis 100 ans il protége une espèce en voie de disparition, le bison. Dans un pays qui 150 ans
plus tôt en comptait des millions, il ne sont plus qu’une centaine à vivre en liberté dans ce parc.
Après avoir monté la tente « nous avons joué pendant 2h aux explorateurs », et pour sûr on était des explorateurs, luttant contre le pire des parasites, le moustique !
Ce fut horrible, mais au moins nous étions prévenus : pour nos prochaines sorties, nous serions équipés !
A part cet insecte, aucun « gros » animal en vu, ni bison, ni orignal, ni cerf… On décide donc de rentrer et de se préparer pour la tombée de la nuit, car c’est bien connu, c’est à ce
moment là qu’on observe le plus d’animaux…
La bonne blague, c’est qu’en arrivant sur le sentier qui longe le lac, nous trouvons un panneau indiquant : « Bisons in this area »… Evidant non ? C’est ce que nous voulions…
et bien on a fait demi-tour et on est rentré vite fait bien fait ! On n’est pas fou quand même ! Se faire charger par un bison la nuit, non merci…
On a quand même croisé un animal qu’on ne s’attendait pas à voir, Un Porc-épic ! Alors on était content quand même de notre journée…
Le lendemain, nous faisons une longue ballade dans le parc et nous croisons enfin des bisons… Le jour ça fait un peu moins peur, mais on ne s’est pas trop attardé
non plus !
La ballade était bien, mais un peu longue, et on avait chaud sous nos tonnes de vêtements anti-moustiques. On décide donc de ne pas traîner et de reprendre notre
route, direction la Saskatchewan.
L'Alberta en chiffre :
Nb de Km : 1011 km
Nb de Jour : 2 jours
Soleil : 2 jours
Pluie : 0 jour
Nuits en Voiture : 1 jour
Nuits en tente : 1 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Porc-Epic, Bisons
« 1h30 du matin, on entend une voiture qui nous klaxonne… »
Nous voici en Saskatchewan. On avait hâte d’y arriver dans cette province qui au début, avait attiré notre attention comme un lieu possible d’installation à la place de Vancouver.
Finalement sa réputation nous avait fait changé d’avis. Le « plat pays » de Jacques Brel n’est rien en comparaison de la Saskatchewan.
Ce fut d’ailleurs un problème lorsque nous avons dû trouver où dormir. « Chaque route bifurquant de la Highway 16, débouchait sur une maison au bout de son champs. »
Impossible de rester au milieu du chemin. Le premier soir, nous nous sommes donc garés au bord d’un champ, au croisement de deux petites routes.
Quelques heures plus tard, on se faisait réveiller par un jeune du coin, sans doute mandaté par la communauté pour nous demander si tout allait bien mais aussi pour voir si on ne préparait pas un
mauvais coup. Bref, nos têtes endormies ont dû le rassurer car il est parti et nous n’avons plus été dérangés. Plus de peur que de mal !
Le lendemain, nous nous levons pour aller visiter la petite ville de Batoche.
Batoche fait parti de l’histoire du Canada. C’est en effet dans cette ville qu’eut lieu, l’insurrection des Métis.
Le Canada s’est formé, comme nous l’avons appris en Colombie Britannique, sur la traite des fourrures et le commerce avec les amérindiens. Les premiers à avoir entamé ces relations commerciales
furent les français, qui eurent de très bons rapports avec les « premières nations ». Des mariages ont été célébrés et finalement, petit à petit, une nouvelle communauté est apparue,
celle des Métis (descendant de trappeurs français et d’amérindiennes).
Ils eurent longtemps un rôle de conciliateur et de traducteur entre les européens et les premières nations. Mais leurs différentes coutumes et leur langue, mélange de Français et d’Indien, furent
la cause de leur oppression lorsque l’Angleterre pris totalement possession du Canada. D’abord repoussés plus à l’ouest dans les terres sauvages, le gouvernent tenta de les exproprier totalement
vers la fin du 19ème Siècle.
Il s’en suivit une rébellion, où les métis et les indiens s’opposèrent à la puissante armée britannique, qui trop sûre d’elle dans un premier temps se laissa prendre au piège. Malgré tout, la
force et le nombre l’emportèrent et l’insurrection fut écrasée. Ce n’est que depuis quelques années que le gouvernement du Canada commence à reconnaître ses torts et que les descendants des métis
sortent de l’ombre.
Après cette visite très intéressante, nous reprenons la route.
Lignes droites après lignes droites, nous croisons les fameuses « Cathédrales des prairies », greniers à grains judicieusement installés le long des voies ferrées,
Nous croisons également des villages Ukrainiens. Eh oui, Les Ukrainiens étaient parmi les premiers pionniers de la province.
Et puis bien sûr, les champs à perte de vue…
Mais que voit-on au loin ? Très loin là-bas… Ne serait-ce pas notre prochaine destination ? Mais si, c’est bien le Manitoba !
La Saskatchewan en chiffre :
Nb de Km : 530 km
Nb de Jour : 1 jour
Soleil : 1 jour
Pluie : 0 jour
Nuits en Voiture : 1 jour
Nuits en tente : 0 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Une grosse chenille chevelue
Quatrième partie de notre voyage : Le Manitoba La porte du grand ouest !
« L’objectif du jour : traverser le Manitoba et dormir en Ontario… »
C’est à ce moment
là que nous nous rendons compte que nous remontons le temps à l’envers… Hé oui, notre voyage cours d’Ouest en Est ! Et non pas d’est en Ouest comme pour les découvreurs.
C’est aussi à ce moment là que l’on fait pour la première fois le point sur notre voyage. Déjà deux jours de retards sur le programme initial. Rien de dramatique, on a bien profité de ces deux
journées pour découvrir Fort St James, Elk Island et Batoche.
Mais maintenant, il va falloir rouler, rouler et encore rouler pour rattraper notre retard ! Premier constat, il y a de plus en plus de routes qui viennent s’ajouter à l’autoroute… On se
rapproche de plus en plus de l’Est, des grandes villes !
On ne peut se résigner à traverser le Manitoba sans s’arrêter au Musée de Winnipeg qui recense toute la biodiversité de cette province. Une belle conclusion nature avant de partir à l’assaut des
mégalopoles.
« On arrive au musée à Winnipeg à 14h et en achetant nos billets on se rend compte qu’il est 15h, on a encore perdu 1 heure ! (…) C’est un musée incroyable sur le Manitoba ! Trop
de choses à regarder, à lire, à voir pour tout faire en deux heures mais on aura appris beaucoup de choses sur cette province du Canada ! Le Manitoba est en fait une des provinces du Canada
à avoir la végétation la plus variée et donc une faune associée extrêmement diversifiée. (…) On a aussi complété nos connaissances sur le marché des fourrures, la vie des indiens des prairies et
des zones arctiques, la construction du chemin de fer transcanadien… »
Ici, la route empruntée par les bateaux de commerce en 1668 !
Là:
1°) L’herbe dans les prairies, la grande partie en dessous c’est les racines, incroyable non ?
2°) La mythique charrette des pionniers de la Red River (appelée ainsi à la suite des combats sanglants qui opposèrent les indiens et les pionniers)
On a passé deux heures vraiment excitantes… nous avons fermé les portes du musée !
Le Manitoba est une province méconnue qui a beaucoup à offrir. Il faudra revenir!
Maintenant plus le temps de rigoler, il faut rouler ! Ce soir on dormira en Ontario !
Le Manitoba en chiffre :
Nb de Km : 634 km
Nb de Jour : 1 jour
Soleil : 1 jour
Pluie : 0 jour
Nuits en Voiture : 1 jour
Nuits en tente : 0 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Un Richardson's Ground Squirrel
Cinquième partie de notre voyage : L’Ontario (1/2)
« On est content d’avoir retrouvé un peu de variété dans le paysage mais un peu inquiet… Les limitations de vitesse sont à 90 km/h (20 km/h inférieurs à celle des prairies) et
on a déjà croisé 3 voitures de police le long de l’autoroute ! »
Rouler, rouler, rouler… Voilà comment commence notre première traversée de l’Ontario, c’est ici que nous effectuerons nos plus longues journées de route… 3 jours de suite à plus de 10h non
stop ! Objectif Ottawa, la capitale du Canada !
Plutôt que de couper tout droit à travers la campagne, nous décidons de longer les grands lacs qui sont à la frontière du Canada et des Etats-Unis ! Le premier que nous apercevons est le lac
supérieur. C’est le plus grands des cinq lacs qui sont : le Lac Supérieur, le lac Michigan, le lac Huron, le lac Erié et le lac Ontario. A eux cinq, ils représentent la plus grande quantité
d’eau douce de la planète.
Au passage nous nous arrêtons dans la ville de « Winnie l’ourson ». C’est un véritable ours qui donna vie à la bande dessinée et au dessin animé pour enfants. Il fut capturé ici à White
River et fut appelé Winnie en l’honneur de Winnipeg (Capital du Manitoba) la ville d’origine de celui qui recueilli l’ourson. D’abord mascotte pour l’armée canadienne, il fut recueilli par un zoo
peu avant 1919 lors du départ des soldats pour le front européen… C’est là qu’il devint célèbre et aimé de beaucoup, notamment de l’auteur du futur livre « Winnie the Pooh ».
Le lac Supérieur est magnifique et immense ! Avec ses plages on a vraiment l’impression d’être au bord de la mer. Malheureusement, notre planning ne nous permet pas de nous arrêter… On y
aurait bien piqué une tête !
Pas le temps car nous avons rendez vous avec la capitale du Canada Ottawa !
Ottawa, à l’origine petite bourgade de bûcheron, se retrouve propulsée capitale du Canada en 1857 au détriment de Québec et de Toronto qui voulaient le titre ! La reine Victoria choisi
Ottawa car il n’y avait rien et qu’elle avait l’avantage de se trouver sur la frontière entre le Québec et l’Ontario ce qui évitait de créer des tensions entre anglophones et francophones.
Après deux longues journées de route, nous voilà enfin arrivé à destination.
Après une matinée passé sur Internet à envoyer une petite newsletter à nos fidèles abonnés… (Quoi ? Qui n’est pas encore abonné ?) Nous avons profité de notre journée à Ottawa pour
comprendre les institutions canadiennes, le rôle du parlement, du premier ministre (plus haute autorité du Canada) et les relations que le pays entretien avec l’Angleterre.
En effet, la reine de l’Angleterre, outre le Royaume-Uni est également reine du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de la Grenade, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, des
îles Salomon, des Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-les Grenadines,
d’Antigua-et-Barbuda, du Belize et de Saint-Christophe-et-Niévès, où elle est représentée par des gouverneurs
généraux. Les seize pays dont elle est la reine sont désignés sous le nom de Royaume du Commonwealth, et leur population
totale est de 128 millions de ressortissants.)
A gauche la chambre des députés avec le trône de la reine au fond,
A droite une vue du Québec ainsi que du toit de la bibliothèque du parlement
Marine prend le thé avec les femmes du parlement qui revendiquent leurs droits.
Thomas devant la statue de la reine Victoria.
Une des particularités de la colline parlementaire, c’est la présence d’une association de protection des chats sauvages. Juste à coté du parlement, des bénévoles nourrissent les chats, mais
aussi les écureuils et les marmottes… Ce qui donne lieu à ce genre de photo atypique !
Cette visite fut aussi l’occasion d’approfondir l’histoire de la formation du Canada et le rattachement des différentes provinces à l’Etat fédéral.
La dernière des provinces à s’être rattachée au Canada fut « Terres neuves et Labrador » en 1949
et le dernier des territoires fut le Nunavut en 1999.
Ce fut une après midi très intéressante mais nous avons hâte de reprendre la route, car notre prochaine destination à comme un goût de cousinage : le Québec !
L’Ontario en chiffre :
Nb de Km : 2155 km
Nb de Jour : 3 jours
Soleil : 2 jours
Pluie : 1 jour
Nuits en Voiture : 3 jours
Nuits en tente : 0 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Des moustiques, un ours, des marmottes
A suivre…
Nous avons même séparés les duvets pour mettre toutes les chances de notre coté !
Nuits en tente : 3 jours
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Des mouettes, des phoques communs, un pivert, un « petit
suisse », des orignaux, des fous de Bassens
A suivre…
Septième partie : Le nouveau Brunswick (1/2)
« Triste journée, on roule toute la journée sous la pluie et dans le brouillard. On ne verra absolument rien des paysages du Nouveau Brunswick que l’on ne fait que
traverser… »
Quoi dire sur le nouveau Brunswick… Certainement beaucoup de choses malheureusement vous ne l’apprendrez pas par nous, car nous y avons fait un passage éclair, à l’aller comme au
retour !
Le vrai problème c’est qu’il a plut comme jamais lors de la traversée de cette province ! Les routes n’étaient pas très bonnes alors vraiment nous n’avons rien vu cramponnés que nous étions
à notre volant !
Ce que nous pouvons faire, néanmoins, c’est rappeler la particularité du Nouveau Brunswick et par le fait parler des langues officielles au Canada.
En effet, le Nouveau Brunswick est la seule province bilingue du Canada !
Pour comprendre :
Le Canada est officiellement Bilingue : Français / Anglais.
Mais le canada est un état fédéral qui regroupe 10 provinces et 3 territoires ayant chacun leur propre langue officielle.
Toutes les provinces ont donc la langue anglaise comme langue officielle à part deux exceptions :
Le Québec, dont la langue officielle est bien entendue le Français
Et le Nouveau Brunswick qui est bilingue Français / Anglais
Voilà pourquoi, lorsque vous visitez le canada, vous pouvez avoir un service offert un français dans un parc national (qui est du ressort de l’état fédéral), mais ne rien comprendre sur la route
aux indications pour vous y rendre car elles sont en Anglais (et du ressort de la province) !
Très intéressant non ? Bref…
…Nouveau Brunswick… nous reviendrons ! Mais pour le moment, il fait meilleur de l’autre coté de la baie, sur l’île du Prince Edouard !
Le Nouveau Brunswick en chiffre :
Nb de Km : 484 km
Nb de Jour : 1 jour
Soleil : 0 jour
Pluie : 1 jour
Nuits en Voiture : 0 jour
Nuits en tente : 0 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : néant
A suivre…
…nous allons donc nous promener sur les falaises !
L’Ile du Prince Edouard en chiffre :
Nb de Km : 203 km
Nb de Jour : 2 jours
Soleil : 2 jours
Pluie : 0 jour
Nuits en Voiture : 1 jour
Nuits en tente : 0 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Corbeaux
9ème partie de notre voyage : La Nouvelle Ecosse
« C’est la dernière province que nous allons traverser. Il nous restera la province de Terre Neuve et Labrador à visiter, ainsi que les 3 territoires du Nord du Canada… Ce pays est
immense ! »
Mais d’abord, un petit peu d’histoire…
Nous entrons dans la dernière des trois provinces dites « maritimes » du Canada, les deux autres étant le Nouveau Brunswick et l’Ile du Prince Edouard.
Ces trois provinces ont une histoire commune : L’Acadie.
L’Acadie formait, avec le Québec, ce que l’on appelait à l’époque la Nouvelle France. Elle était peuplée d’immigrants français à majorité agriculteur ! Malheureusement pour l’Acadie, elle se
trouva en première ligne lors des conflits qui opposèrent la France et l’Angleterre au cours des siècles pour la possession du continent Nord-Américain.
Elle tomba à de nombreuses reprises entre les mains des Anglais mais à chaque fois fut reconquise par la France. Pourtant en 1740 les anglais s’emparèrent de la
forteresse de Louisbourg, c’était la fin de l’Acadie !
Les Acadiens qui avaient été ballottés d’un régime à l’autre pendant de nombreuses années, s’accommodèrent sans trop de mal de la présence Anglaise.
Mais pour les Anglais la présence de ces français représentait une menace visible. Ils décidèrent donc de les déporter sur tout le continent pour les couper de leurs racines. Cet épisode fut
appelé le « Grand dérangement ».
Une bonne partie des acadiens fut tuée, une autre s’installa à l’endroit où elle échoua, la troisième hantée par son passé retourna, lorsqu’elle y fut autorisée, vers ce pays volé. Bien sûr leurs
terres avaient été confisquées et ils devinrent pour la plupart pêcheur pour les compagnies maritimes anglaises où ils furent exploités jusqu’au milieu du 20ème siècle.
Plus personne n’entendit parler des acadiens et de l’Acadie jusqu’à la parution d’un livre écrit par un Américain en 1847 : Evangéline . Il y décrivait la vie d’Evangéline, jeune
fille amoureuse qui passa sa vie à la recherche de son amour perdu lors du « grand dérangement ».
Cet événement redonna aux Acadiens une conscience collective et ils ressortirent peu à peu de l’ombre. Aujourd’hui, leur drapeau (le drapeau français avec une étoile symbolisant la vierge Marie)
est visible un peu partout dans les provinces maritimes et donne des images parfois très étonnantes.
Nous commençons la découverte de la Nouvelle Ecosse par le Cap Breton.
Partout au Canada, tout le monde connaît le CapBreton comme étant un des endroits les plus beaux du pays. Ils ne se trompent pas !
Nous avons fait le tour de cette péninsule, émerveillés à chaque virage par le spectacle qui s’offrait à nous. Au programme de la journée, la face nord et les falaises !
Plusieurs belvédères y sont installés pour nous permettre d’observer en toute sécurité ce magnifique endroit !
Après plusieurs pauses, nous nous sommes arrêtés plus longuement pour faire une randonnée à travers la montagne et là, surprise, nous avons eu la chance de tomber nez à nez avec une maman orignal
et ses deux petits.
C’est trop bien le Canada ! La nature est omniprésente… mais pour combien de temps encore…
Après cette marche, et nos têtes remplies de belles images, nous continuons notre route jusqu’à l’extrême pointe de la péninsule ! C’est là que nous planterons la tente pour la nuit. Une
impression de bout du monde, un couché de soleil magnifique, ambiance calme et reposante d’une fin de journée ensoleillée.
Le lendemain, l’objectif est d’atteindre la capitale de la Nouvelle Ecosse, Halifax !
Mais pourquoi se presser lorsqu’on peut encore un peu profiter du calme de la côte…
Halifax...
Nous avons été charmés par cette ville qui ressemble tant à Vancouver et qui est située à l’autre bout du continent. En effet, en arrivant à Halifax nous avons réalisé une grande étape : la
traversée du Canada « Coast to Coast ».
Comme pour fêter cet évènement (la moitié de notre voyage) la journée passée à Halifax, est une des plus agréables depuis notre départ.
Au programme, visite de la ville…
A gauche, le port d’Halifax et le centre ville tourné vers la mer
A droite une des vieilles rues du port, on se croirait à St Malo
A gauche, la Cathédrale d’Halifax
A droite l’horloge offerte par le Prince Edouard aux habitants de la ville pour qu’ils soient toujours à l’heure
Qui est le Homard dans l’histoire ?
Après une belle matinée, nous faisons un petit tour sur la citadelle d’Halifax de style Vauban où nous apprenons beaucoup de choses sur la condition de vie des soldats en caserne.
Enfin, nous montons à bord d’un bateau de pirates pour une navigation d’une heure et demi dans la baie d’Halifax !
On adore !!!
Halifax reste pour nous une des plus belles villes du Canada, même si de l’avis des personnes que nous avons croisées, nous avons eu un temps magnifique et exceptionnel !
Le lendemain, nous terminons notre traversée de la Nouvelle Ecosse par la visite de Port Royal, la première colonie fondée par Chapelain sur le continent américain bien avant Québec.
Entre 1605 et 1613, des français y ont vécu de l’agriculture et de la traite des fourrures, se liant d’amitié avec les Mi’Kmaq, les premiers habitants de la Nouvelle Ecosse. La langue acadienne,
bien qu’elle soit française, emploie encore de nombreux mots Mi’Kmaq.
En route pour une seconde traversée du Nouveau Brunswick. Mais que voit on à l’horizon ? Des nuages… encore…
Nouvelle Ecosse en chiffres :
Nb de Km : 1817 km
Nb de Jour : 5 jours
Soleil : 5 jours
Pluie : 0 jour
Nuits en Voiture : 4 jour
Nuits en tente : 1 jour
Nuits en Motel : 0 jour
Animaux rencontrés : Méduses, Orignaux, moucherons, Cormoran, Biche
A suivre…
10ème partie de notre voyage : Le Nouveau Brunswick 2 – Le retour !
« On part à 8h30 et effectivement, le temps est brumeux jusqu’à notre arrivée au Québec ! Il faudra revenir au Nouveau Brunswick, c’est vraiment la seule province où nous n’aurons
absolument rien vu. »
C’est donc encore une fois l’occasion de faire une parenthèse : un point sur l’organisation de notre hôtel roulant !
Une organisation parfaite que nous devons exclusivement à Marine !
Nous avions bien planifié notre rangement qui s’est amélioré de jours en jours tout au long du voyage.
Au début la voiture c’était ça (à gauche) ! Un tas d’affaires et de cartons... Mais après deux heures de travail (à droite) la voilà transformée en un palace roulant avec toutes les
commodités à portée de mains !
Tout fut paramétré et étudié car mine de rien ce n’est pas si simple de gérer deux mois de voyage, même dans un Van !
Vous remarquerez les baluchons pour les vêtements et les couverts,
Les trousses de premiers secours très facilement accessibles,
Nos affaires soigneusement pliées ! (Ca, c’était une exigence de Thomas pour qui l’organisation et le rangement sont deux mots d’ordres !)
Sans oublier les cartes pour nous permettre de suivre notre évolution !
Une très bonne organisation qui nous aura permis à défaut de se réveiller en pleine forme, (on ne se moque pas) de se dorer les pieds au soleil dès les premières lueurs du jour…
Nous aurons dormi en tout 22 nuits dans la voiture.
Cela n’aura pas toujours été facile de trouver une place ou un endroit calme !
Pensez aux immensités plates du Saskatchewan où toutes les routes secondaires débouchent sur une maison.
Ou alors aux nuits en ville et aux activités nocturnes des citadins qui rôdent autours des voitures.
Ou encore mieux, au parking d’un Mac Donald où nous nous sommes retrouvés au milieu d’un trafic de drogue.
Pensez enfin à la suspicion des gens qui se demandaient bien ce que pouvait faire une voiture immatriculée en Colombie Britannique arrêtée au milieu de leur village en pleine nuit.
Voici les 22 endroits où nous avons campé :
Bref les nuits en voiture n’étaient pas si simples que nous l’aurions souhaité ou imaginé, mais cela faisait partie du voyage et nous ne regrettons rien… bien au contraire ! Ce ne sont
maintenant que de bons souvenirs !!!
A suivre